PASSAGES COUVERTS et GALERIES de PARIS - 1ère partie

Vendredi 28 juin 2013, par Webmestre // ► PASSAGES COUVERTS PARISIENS (2)

1ère partie : DES GRANDS BOULEVARDS AUX HALLES


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Nous partirons du métro Cadet

C’est ici que fut arrêté, le 28 mai 1871, dénoncé par un curé en civil qui l’avait reconnu, Eugène Varlin, ouvrier relieur, membre de la Commune de Paris, membre de l’Association Internationale des Travailleurs ; “l’honneur du prolétariat” comme l’avaient surnommé ses compagnons.
Ramené à Montmartre sous les coups de la foule vengeresse des bourgeois parisiens, il sera fusillé par les troupes d’Adolphe Thiers à l’emplacement même où avaient été exécutés les généraux Leconte et Thomas ; lui qui était intervenu à plusieurs reprises pour épargner les otages.
Le capitaine Sicre, celui-là même qui l’avait arrêté, vola sur son cadavre la montre que lui avaient offerts ses camarades en remerciement de son dévouement à la cause de la Classe ouvrière. Il s’en fit un trophée qu’il exhiba ensuite dans les salons parisiens.
Les versaillais pouvaient, après cela, "déverser sur nos charniers des flots d’ignominies"...

Eugène VARLIN
Son exécution à Montmartre, peinte par Maximilien Luce

Prendre la rue Cadet vers le Sud

42 : Emplacement de la clôture Cadet de la barrière d’octroi établie sous Louis XV. Elle fut remplacée en 1785 par le mur des Fermiers généraux ; ce mur murant Paris qui rendit Paris murmurant...
21 : Siège du "Populaire", journal communiste chrétien fondé par Étienne Cabet, et auquel collabora Théodore Dézamy qui devait organiser en 1840 à Belleville un banquet fondateur du communisme néo-babouviste.

Étienne CABET

Ce fut par la suite le siège du "Petit Journal" dit "le journal à 1 sou", qui fut interdit pendant la Commune.
18 : Emplacement de la salle du Casino, où se tinrent des réunions politiques publiques à la fin du Second Empire.
Jules Vallès y donna une conférence sur Balzac le 15 janvier 1865.

Jules VALLÈS

Pendant la Commune elle abrita les réunions du club des Amis du Peuple.
16-24 : Siège du Grand Orient de France depuis 1857.
Le maréchal Magnan, qui avait réprimé l’insurrection lyonnaise de 1830, grand “massacreur de rebelles” durant la conquête de l’Algérie... en fut nommé Grand maître en 1860 par Napoléon III pour damer le pion au prince Murat.
Dans une de ses salles se tinrent plusieurs réunions politiques à la fin du Second Empire.
Y fut également présenté, le 10 mars 1933, le premier spectacle complet du Groupe Octobre, écrit par Jacques Prévert et mis en scène par Lou Tchimoukow, en soutien à deux jeunes noirs de Scottsborough, USA, condamnés à tort pour le viol d’une femme blanche.

9-11 : Emplacement de l’Hôtel Cromot du Bourg. Ignace Pleyel y avait sa demeure et sa première salle de concerts.
C’est dans cette dernière que Frédéric Chopin donna son premier récital à Paris.

Rue du Fbg Montmartre à gauche

35 : Confiserie “À la mère de famille” créée en 1761.
33 : Belle cour typique du quartier.

Confiserie "À la mère de famille"
et cour du 33

32 : Demeure d’Isidore Ducasse, alias comte de Lautréamont, l’auteur des "Chants de Maldoror", en 1869. Il devait bientôt déménager au 7 de la même rue, pour y mourir prématurément le 24 novembre 1870.

Passage Verdeau

Le passage Verdeau a été construit en 1847.
14-16 : Boutique "Photo Verdeau", fréquentée par Robert Doisneau et Agnès Varda.
8 : "Au Bonheur des Dames" ; boutique typique du passage à l’enseigne remarquable.
6 : Boutique de Roland Buret, très tintinophile.

Passage Verdeau
Boutique "Photo Verdeau"

Traverser la rue de la Grange Batelière

Son nom vient d’une ferme fortifiée (bataillée) à laquelle elle menait.
26 : Demeure de l’égyptologue Auguste Mariette, conservateur du Louvre et fondateur du musée du Caire, "inventeur" du "Scribe accroupi" et du "Serapeum de Memphis".
21 : Siège du journal "Le Bonnet rouge" de Miguel Almereyda, ouvrier photographe anarchiste qui, accusé d’intelligence avec l’ennemi, fut retrouvé étranglé dans sa cellule après son arrestation en 1917. De son vrai nom Eugène Bonaventure Jean-Baptiste Vigo, il était le père du cinéaste Jean Vigo.
18 : Demeure du journaliste républicain Armand Carrel, ramené mourant à son domicile après un duel avec Émile de Girardin.
13-15 : Caserne des gardes-suisses sous Louis XVI.
10 : Cénacle romantique d’Alfred Tattet, réunissant Victor Hugo, Alfred de Musset, Alfred de Vigny, Sainte-Beuve, Émile de Girardin, Alfred Arago…

Passage Jouffroy

Le passage Jouffroy a été construit en 1846. Il s’y trouvait une boutique de fruits artificiels où le dermatologue Charles Lailler rencontra le sculpteur sur cire Jules Baretta à qui il demanda de confectionner les représentations de maladies de peau qui se trouvent aujourd’hui au musée de l’hôpital St Louis.
C’est ce même docteur Lailler qui jeta sa croix de la Légion d’honneur à l’officier qui venait chercher dans son service les Fédérés blessés pendant la Semaine sanglante pour les fusiller.

Ce passage vit en 1848, juste après sa construction, une floraison de clubs plus ou moins révolutionnaires, dont celui de la Garde nationale, celui des Artistes dramatiques et celui des Publicistes.
Il communique avec le Musée Grévin, fondé en 1882, où furent présentés pour la première fois à Paris le téléphone, le phonographe, les rayons X, les dessins animés…
C’est sur la scène du Grévin que Georges Méliès fit ses débuts d’illusionniste en 1886.
On y trouve, entre autres curiosités, le Palais des mirages : kaléidoscope géant créé par Eugène Hénard pour l’exposition universelle de 1900.
L’entrée principale se trouve sur le boulevard.

Si vous avez la chance de passer devant le n° 13 de ce passage à un moment où la porte est ouverte, montez jeter un coup d’œil au Salon des Miroirs, une ancienne brasserie transformée aujourd’hui en salle de réception ; un petit bijou.

Passage Jouffroy
Le salon des miroirs

On traverse le bd Montmartre

Lieu de nombreuses manifestations, dont celle contre l’exécution de Sacco et Vanzetti en 1927, et celle des algériens contre le couvre-feu, le 17 octobre 1961, qui se termina par un carnage perpétré par une police parisienne dirigée par un certain Maurice Papon, nommé par un certain Charles de Gaulle...

Manifestation sur le Bd Montmartre

2 : Un kiosque-signal avait été installé en 1912 au centre du “carrefour des écrasés”. Il fut rapidement supprimé car il empirait plutôt les embarras de circulation.
6 : Café “Le Madrid”, où se rencontraient Léon Gambetta, Charles Baudelaire… Mais aussi les contestataires du Second Empire : Henri Rochefort, Jules Vallès, Étienne Carjat, Gustave Courbet...

Le théâtre des Variétés
et les Panoramas

7 : Le théâtre des Variétés fut créé par la Montansier après qu’elle eut été chassée du Palais Royal.
C’est dans ce théâtre qu’eut lieu la première des "Scènes de la Vie de Bohème" d’Henri Murger.
9 : Au café des Variétés, se retrouvaient Villiers de l’Isle-Adam, Catulle Mendès, Léon Dierx...
10 : Demeure des compositeurs Gioacchino Rossini et François Adrien Boieldieu.
C’est là que se réunissait, en 1848, le Comité central électoral pour la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte.
12 : Ce fut également le siège du Club des Amis de la Constitution sous l’éphémère Seconde République.
Le 13 juin 1849, les amis du général Eugène Cavaignac, celui qui avait réprimé l’insurrection de Juin 1848, saluaient du balcon une manifestation du mouvement contre l’expédition de Rome. Comme quoi on peut être à la fois un massacreur d’ouvriers et un bon républicain ; il y en aura bien d’autres...

Passage des Panoramas

Le passage des Panoramas est un des plus anciens passages parisiens. Il a été construit en 1800. Son nom vient de deux panoramas (grandes toiles peintes représentant des scènes historiques) imaginés par Robert Fulton, venu à Paris présenter ses torpilles et son sous-marin en 1800. Il fera naviguer son bateau à vapeur sur la Seine le 9 août 1803.

Le passage des Panoramas
Escalier à double révolution au 55

Georges Méliès débutera comme peintre des panneaux présentés dans deux rotondes qui constituaient ces fameux panoramas.
C’est dans ce passage qu’eurent lieu les premiers essais d’éclairage public au gaz, en 1817, par Philippe Lebon, après la chapelle de l’hôpital St Louis.
57 : Maison “Marquis”, au décor d’origine de 1846.
55 : Au fond de cette boutique, un ancien salon de lecture fréquenté autrefois par Émile Zola, on peut apercevoir un magnifique escalier en bois à double révolution.
47 : Boutique du graveur Stern au décor typique de l’époque de la Monarchie de juillet.

Enseigne du graveur Stern
L’arbre à canelle

Galerie Montmartre à gauche

27 : Emplacement de l’académie de peinture de Rodolphe Julian. L’académie Julian dispensait le même enseignement qu’aux Beaux-Arts, avec la particularité d’être ouverte aux femmes, ce qui était exceptionnel à l’époque, surtout pour peindre des "académies" masculines.

L’académie Julian

Galerie St Marc à gauche

Galerie des Variétés à gauche

Galerie Feydeau aller-retour

Rue Vivienne à droite

36 : Salle de rédaction du journal le "Corsaire-Satan", rue Neuve Vivienne à l’époque ; journal issu de la fusion du Corsaire et du Satan en 1846, et auquel collaborèrent Charles Baudelaire, Théodore de Banville, Théophile Gautier, Gérard de Nerval, Henri Murger, Privat d’Anglemont, Pierre Dupont
46 : Demeure d’Alphonse Karr en 1840.
51 : Autre local de l’académie Julian, école de peinture ouverte aux femmes à partir de 1880.

Académie Julian de la rue Vivienne
la seule ouverte aux femmes

Bd Montmartre à gauche

14 : Siège de “La Libre Parole”, journal populiste violemment antisémite d’Édouard Drumont, auteur de “La France Juive”. Il fut le théâtre de bagarres violentes pendant l’affaire Dreyfus.
Demeure de Caroline Rémy, dite Line, puis Séverine, secrétaire de Jules Vallès puis journaliste de renom.

SÉVERINE

Rédaction de la revue "l’Avant-Garde" animée par Paul Vaillant-Couturier, Charles Tillon et André Marty, revue des Jeunesses Communistes.
19 : Galerie Boussod et Valadon, ex galerie Goupil, dirigée par Théo Van Gogh en 1890.
20 : Siège du journal “Le Gaulois” d’Arthur Meyer, ennemi de Drumont, mais qui rejoindra curieusement ses positions antisémites quelques années plus tard.
23 : Honoré de Balzac demeure au dessus du café Frascati en 1840.
27 : Demeure du général révolutionnaire Charles-Philippe Ronsin, chef de l’Armée révolutionnaire de Paris, guillotiné avec les Hébertistes.

Général Charles-Philippe RONSIN

Bd des Italiens

Il tient son nom de la présence, à l’emplacement de l’Opéra comique actuel, du Théâtre des Italiens construit en 1783 et détruit par un incendie en 1838.
Les émigrés de retour s’y rassemblaient après la Révolution ; d’où le surnom qu’il prit alors de "Petit Coblence".
Sous la Restauration, il s’appela boulevard de Gand, du nom de la ville belge où s’était réfugié Louis XVIII pendant les Cent Jours. D’où le nom de "gandins" que l’on donna aux fils de riches (on ne disait pas encore "fils à papa") qui le fréquentaient.

Le petit Coblence
La salle des Italiens vers 1840

2 : Emplacement de l’entrée du passage de l’Opéra, qui comprenait deux galeries, celle de l’Horloge et celle du Thermomètre. Elles débouchaient à l’autre extrémité sur une troisième qui menait à la salle de l’Opéra. Celle-ci se trouvait entre les numéros 6 et 18 de la rue Le Peletier, de 1821 à 1873 ; date à laquelle elle disparut dans un incendie.
Le passage de l’Opéra fut lui-même détruit lors du percement du Bd Haussmann, en 1925.
Il s’y tint des réunions en plein air après la fermeture des clubs par le général Vinoy, le 24 janvier 1871.
Les Surréalistes s’y réunirent, au Café Certà, de 1919 à 1923. S’y retrouvaient Louis Aragon, André Breton, Philippe Soupault, Tristan Tzara… C’est là que se tinrent les assises du mouvement Dada en décembre 1919.
C’est dans un autre café du passage, le Petit Grillon, qu’Aragon et Breton travaillaient à la rédaction de la revue "Littérature" dans laquelle ils publièrent leur fameuse "Lettre ouverte au Comité Lautréamont", le 1er mars 1922.

Le passage de l’Opéra
Carrefour Richelieu-Drouot avant le Bd Haussmann

3 : Demeure du compositeur Louis-Ferdinand Hérold, compositeur de Zampa en 1829. Siège du journal "Le Soir", en 1910.
5 : Siège du journal "Le Temps", de 1884 à 1911.
8 : Estaminet Mulhouse, où se réunissait la Société démocratique Allemande en mars 1848. Réunions auxquelles participaient Georg Herwegh, Ludwig Feuerbach, Karl Marx, Arnold Ruge, Max Stirner, Hermann Ewerbeck
Entre 1900 et 1914, ce fut l’emplacement du Théâtre de l’illusionniste Jean-Eugène Robert-Houdin, racheté par Georges Méliès en 1888. Il sera fermé en 1914 sur décision de police.
9 : Demeure, entre 1795 et 1813, du compositeur André Grétry qui avait été soutenu à ses débuts par Voltaire.
Le café Poccardi est devenu un restaurant italien, mais il a conservé son décor typique du 19ème siècle.
Pendant l’occupation se tint à cette adresse l’"Office de placement des travailleurs français en Allemagne", en application de la politique de recrutement de volontaires, qui fut un échec. Du coup, le gouvernement de Vichy instaura le STO.
Après la Libération, ce fut le siège du journal "la Dépêche de Paris".

Passage des Princes

Entrée au 5 bis bd de Italiens.

Le passage des Princes

Le dernier passage réalisé à Paris, en 1860.
36 : Maison d’édition d’Auguste Poulet-Malassis, éditeur de Charles Baudelaire et de Lautréamont.
C’est dans ce passage que se trouvait le restaurant Peter’s, où la légende veut que fut inventé le homard à l’américaine). Ce qui est avéré, par contre, c’est l’arrestation, dans cet établissement, d’officiers de l’état-major de la Garde nationale, le 17 mai 1871, pour avoir "négligé leur service et fait ripaille avec des femmes de mauvaise vie".

Rue de Richelieu à droite

112 : Alexandre Dumas père demeurait, en 1864, au dessus de ce qui avait été le café Frascati, très en vogue pendant le Directoire et le Premier Empire.
110 : Premier siège du journal socialiste "L’Humanité", fondé par Jean Jaurès, et auquel collaborèrent Anatole France, Octave Mirbeau, Jules Renard… Le premier numéro sortit le 18 avril 1904.

Jean JAURÈS par Nadar
Le premier siège du journal l’Humanité

109 : Dumas père descendait à l’hôtel de Paris lors des séjours qu’il faisait dans la capitale en 1841-1842.
108 : Honoré de Balzac, qui habitait par ailleurs rue Raynouard, se faisait héberger ici par le tailleur Buisson dans les années 1840 afin d’échapper à ses créanciers.
103 : Demeure de l’auteur dramatique Jean-François Regnard en 1696.
102 : Maison ayant appartenu à Voltaire et léguée à sa nièce, Mme Denis.
101 : Imprimerie du journal "Le Temps", dont Baude était le rédacteur en chef. La saisie de ses presses par le commissaire Deroste provoqua l’insurrection du 27 juillet 1830, début des Trois Glorieuses.

Saisie des presses du journal "Le Temps"

100 : Siège du journal "Le Journal", créé en 1892, auquel collaborèrent Colette, Blaise Cendrars, Philippe Soupault, Claude Farrère, François Mauriac (qui admirait alors un certain Mussolini). Quotidien qui défendit les accords de Munich et disparut à la Libération.
À la Libération, siège du journal "Paris Presse", fondé par Philippe Barrès.
Siège également de la revue hebdomadaire "Travail et Liberté", fondée en 1947 par Raymond Doubre et Émile Ganne, d’origine vichyste. Organe de la "CGT indépendante, libre et démocratique" du RPF
80 : Porte de Richelieu de l’enceinte de Louis XIII.
79 : Emplacement de l’Hôtel de Grancey, où est mort René Duguay-Trouain, corsaire puis lieutenant général des armées navales, en 1736.

Rue Feydeau

Elle s’est appelée, pendant la Révolution, rue des Fossés Montmarat.
Jean-Jacques-Régis de Cambacérès, un des futurs Directeurs, puis 2ème Consul, puis archichancelier d’Empire, principal rédacteur du Code civil et prototype de l’opportuniste, y demeura à l’hôtel du Béarn en 1793.
En 1818, la Bourse des valeurs s’y installe dans une ancienne dépendance du couvent des Filles St Thomas transformée en magasin de décors de l’Opéra, en attendant la construction du palais Brongniart.

Rue des Colonnes

Un des seuls ensembles architecturaux à Paris de la période révolutionnaire, construit en 1792. Sont style est représentatif de l’époque, avec ses colonnes et son décor de palmettes.

Rue de la Bourse à gauche

Place de la Bourse

Installation de la Bourse des valeurs en 1827 dans le palais Brongniart.
Banquet offert par la chambre de commerce au général Bugeaud, le 17 mars 1845, pour le beau travail de "pacification" accompli en Algérie...
En mars 1848, la salle des faillites du palais Brongniart servit de salle de réunions au Club des Intérêts populaires et de la Garde mobile. Cette Garde mobile venait d’être créée pour contenir le peuple. Le bourgeoisie la considérait comme peu sûre. Elle prouva le contraire en Juin. C’est à propos de son recrutement que Karl Marx inventa le terme "lumpenprolétariat".
En 1870-1871, la Bourse fut transformée en atelier de confection de vareuses, tuniques et pantalons pour la Garde nationale.
Elle fut un des quartiers généraux des Amis de l’Ordre contre la Commune.
Des Communards furent massacrés, attachés aux grilles, le 25 mai 1871.
Attentat manqué de l’anarchiste Charles Gallo en 1886.
Explosion d’une charge de plastic posée par l’OAS en 1961. Il y eut 14 blessés.
La Bourse fut prise d’assaut et en partie incendiée par les militants d’extrême gauche le 24 mai 1968.

Incendie de la Bourse le 24 mai 1968

Sur la place on trouvait :

La librairie Sautelet, siège du journal périodique "Le Producteur", fondé par Olinde Rodrigues après la mort de Saint-Simon, en 1825-1826.
Le théâtre du Vaudeville s’installa, sous la direction de Jacques Ancelot, dans l’ex théâtre des Nouveautés, au 29 rue Vivienne, de 1840 à 1868, avant d’émigrer sur le Bd des Capucines.

Théâtre du Vaudeville de la rue Vivienne

12 : Siège du Club de la Révolution Sociale, créé pendant la Révolution de 1848.
17 : Attentat à la bombe contre le siège du Club Méditerranée, le 11 juin 1978.
Siège de la Section de la Bibliothèque puis Section Lepeletier, dirigée par Bertrand Arnaud, Joigny et Vergne, dans l’ancien couvent des Filles St Thomas. C’est de celle-ci que partit l’insurrection du 13 Vendémiaire (5 octobre 1795), pas forcément aussi "royaliste" qu’on veut bien le dire, réprimée violemment par un petit général d’artillerie dégotté par Barras, un certain Buonaparte… La façade de l’église St Roch, rue St Honoré, porte encore les traces de la canonnade qui mitrailla les insurgés.
C’est là aussi que tomba, le 27 juillet, le premier mort de la Révolution de 1830.

On traverse la rue du Quatre Septembre

Ainsi nommée en souvenir de la journée de 1870 qui vit, à l’annonce de la défaite de Sedan, la chute du Second Empire et l’Instauration de la Troisième République.

Rue des Filles St Thomas

5 : Hôtel meublé de la Tranquillité. Salon de Mme Permon. Cachette de Christophe Salicetti, conventionnel, auteur du décret de rattachement de la Corse à la France. Hôtel fréquenté par Bonaparte, Jean-Andoche Junot, Pierre Bourbotte… en 1794.
11 : Hôtel de Brouilly, demeure de Jean Anthelme Brillat-Savarin, l’auteur de "Physiologie de goût", en 1826.

Rue St Augustin

3 : Demeure de Pierre-Jean Garat, le chanteur qui lança le costume des Inc’oyables, en 1795. La mode était alors à ne pas prononcer la lettre "R", qui rappelait la Révolution.
12 : Demeure de Sophie Gay. Elle y tenait un salon fréquenté par Mme de Staël, François-René de Chateaubriand, Alphonse de Lamartine
21 : Pompe à eau à balancier sur la gauche dans la cour.
22 : Demeure de Mme de Tencin, la mère présumée de l’encyclopédiste Jean le Rond d’Alembert, qu’elle aurait conçu avec le Chevalier Destouches et abandonné sur les marches de la chapelle qui jouxtait Notre-Dame. Rien que du beau, du très beau monde…
Demeure aussi de Melle Mars, célèbre comédienne qui tenait également un salon, fréquenté par Eugène Delacroix, Charles Nodier, Henri Heine, Honoré de Balzac, Victor Hugo, Alphonse de Lamartine, Frédéric Chopin... en 1842.
23 : Emplacement de l’Hôtel Seiglière de Boisfranc, demeure du lieutenant général de police Antoine de Sartine de 1766 à 1774.

Passage Choiseul

Le passage Choiseul fut construit entre 1823 et 1825.
23 : Boutique de l’éditeur Alphonse Lemerre, où naît le mouvement littéraire du Parnasse et où sont éditées les premières œuvres de Paul Verlaine.
52 : Papeterie Lavrut, dont Jacques Prévert était un habitué.
64 : Demeure d’enfance de Louis-Ferdinand Céline, ou sa mère tient une boutique de "dentelles et antiquités". Écrivain de génie, certes, mais antisémite et collabo jusqu’à suivre Pétain à Sigmaringen. C’est ce passage qu’il décrit comme un cloaque infâme, qu’il appelle le "passage des bérésinas", dans "Mort à crédit".

Le passage Choiseul
La boutique des parents de Louis-Ferdinand CÉLINE

On laisse sur la gauche le passage Ste Anne

Rue des Petits Champs à gauche

46 : Demeure de Paul Barras, un des fossoyeurs de la Révolution française, "inventeur" du général Buonaparte, le sabre — ou plutôt le canon — dont il avait besoin pour en finir avec le mouvement sans-culotte.
51 : Bureaux de la revue prussienne "Vorwärts" (En avant), prêtés en 1844 par son directeur Börnstein pour la réalisation du projet des "Annales franco-allemandes". L’entrée de l’immeuble est au 14 rue des Moulins. Le local est à l’entresol. Karl Marx et Friedrich Engels qui viennent de s’installer à Paris et d’y faire pratiquement connaissance — ils ne s’étaient rencontrés qu’une fois auparavant à Cologne — y rencontrent Pierre-Joseph Proudhon, Mikhaïl Bakounine, Louis Blanc et jusqu’à Lamartine… Les Annales étaient destinées à faire la synthèse entre les avancées théoriques du mouvement allemand et l’expérience pratique de la classe ouvrière française. Elle ne connaîtra qu’un numéro double, faute d’enthousiasme de la part de la "gauche" française — le terme était déjà aussi flou à cette époque qu’à la nôtre...

Les bureaux du Vorwärts
Marx et Engels à Paris

45-47 : Hôtel construit pour Jean-Baptiste Lully. Il y demeure de 1671 à 1683. C’est Molière qui lui avait prêté la somme nécessaire à sa construction. Il est décoré de bas-reliefs représentant des instruments de musique.
C’est ici qu’est arrêtée Marie-Jeanne Bécu, comtesse du Barry, ex maîtresse de Louis XV qui sera guillotinée le 8 décembre 1793.

42 : Emplacement de l’Hôtel de Lionne-Pontchartrain. Mme Necker y tient, de 1776 à 1781, un salon fréquenté par l’intelligentsia de l’époque.
En 1787, c’est la résidence de Calonne, ministre de l’Intérieur de Louis XVI contre qui s’est déclenchée, cette même année, une insurrection réprimée de façon sanglante sur le Pont-Neuf, signe avant coureur d’une Révolution qui éclatera deux ans plus tard.
35 : Siège du journal saint-simonien "L’Algérie". Courrier d’Afrique, d’Orient et de Méditerranée", créé par Prosper Enfantin, entre 1843 et 1846.
11 : Maison dans laquelle fut arrêté le général Jean-Charles Pichegru pour sa participation au complot de Georges Cadoudal contre Bonaparte en 1804.
8-12 : Hôtel Tubeuf où Jules Mazarin installe en 1643 sa bibliothèque qu’il est le premier à ouvrir au public. Elle constituera l’embryon de la Bibliothèque Nationale. C’est dans cet Hôtel, devenu palais Mazarin, que s’installe la Compagnie des Indes, de 1720 à 1769.
Mme Récamier y meurt du choléra chez son neveu Lenormand, le 4 juillet 1849.

Jules MAZARIN
Hôtel Tubeuf, devenu palais Mazarin

Rue Vivienne à gauche

2 : Emplacement de l’Hôtel Vanel, demeure de Jean-Baptiste Colbert où il mourut le 6 octobre 1683.

Jean-Baptiste COLBERT

2 bis : Emplacement de l’Hôtel Bautru de Serrant qui fut le foyer d’un complot contre le régent chez la marquise de la Carte en 1718.
Demeure de Simon Bolivar, libérateur des colonies espagnoles d’Amérique, en 1804.
Siège, en 1845, de la maison d’édition des frères Lévy (Michel, Nathan et Calman) qui publièrent les œuvres de Sand, Dumas, Stendhal, Balzac, Flaubert…

Simon BOLIVAR

On peut jeter un œil sur le "Grand Colbert", un ancien "bouillon" de 1832 au décor remarquable. Les bouillons étaient au 19ème siècle des restaurants bon marché.

Galerie Colbert

La galerie Colbert a été construite en 1826 pour concurrencer sa voisine, la galerie Vivienne. Elle s’est d’abord appelée passage du Trésor.
Elle a failli disparaître sous la pioche de promoteurs, avant de devenir en 1990 une annexe de la Bibliothèque nationale.
9 rotonde Colbert : Siège du journal "politique, satirique et financier" de Maurice Lagarde "La Silhouette" dans les années 1880.

Galerie Colbert
La rotonde

Galerie Vivienne

La galerie Vivienne a été construite en 1823.
13 : Demeure et bureaux d’Eugène-François Vidocq après sa disgrâce. Il avait installé là son agence de renseignements privée. Il y fut arrêté le 17 août 1842. L’escalier qui y mène est appelé "escalier de Vidocq".
47 : Emplacement du Cosmorama de la galerie Vivienne, inventé par l’abbé Gazzara ; miroir grossissant présentant des paysages qui fit fureur à lépoque.
55-59 : Exposition universelle des Arts incohérents, organisée par Jules Lévy, l’illustre Sapeck, Émile Cohl, Alphonse Allais, en 1882. Un énorme canular, comme on peut s’en douter.

Galerie Vivienne
L’escalier de Vidocq

Rue des Petits Champs

On ne fait que la traverser.

Passage des Deux Pavillons

Le passage des Deux Pavillons a été construit en 1820. Il conduit au jardin du Palais Royal.

Passage des Deux Pavillons

Le Palais Royal

Le Palais Royal, son jardin et ses abords font l’objet d’un autre parcours.
Mentionnons tout de même le premier passage couvert parisien, construit en 1784.
C’était une galerie en bois, recouverte de vitrages, comportant trois rangées de boutiques et d’attractions foraines réparties le long de deux allées. Elle se trouvait à l’emplacement des deux rangées de colonnes qui séparent la cour du jardin.
Lieu particulièrement mal famé, que décrit Balzac dans ses "Illusions perdues", auquel on donna le nom de "Camp des Tartares".
En 1828, cette construction provisoire fut remplacée par la galerie d’Orléans, couverte de verrières, dont il ne reste aujourd’hui que les colonnes.

La galerie d’Orléans
Les galeries de bois qui l’avaient précédée

Nous ne ferons donc que traverser le jardin et la cour pour en ressortir par le passage qui se trouve au centre de la Galerie des Proues, passant sous le ministère de la Culture.

Traverser la rue de Valois

À l’entrée de la rue de Valois fut dressée, en 1848, une importante barricade qui faisait face au château d’eau situé sur la place, abritant un corps de garde que les Insurgés prirent de haute lutte le 23 février.

La prise du château d’eau du Palais Royal

1 : Emplacement du Théâtre du Petit Cardinal, créé par Richelieu en 1641.
C’est sur cette scène que Molière eut une attaque alors qu’il jouait le “Malade imaginaire”, le 17 février 1673.
La salle du Petit Cardinal devint Académie royale de musique, c’est-à-dire Opéra de Paris, le 15 juin de la même année et jusqu’à son incendie, en 1763. C’était la troisième salle parisienne à le recevoir.

Incendie de la salle du Palais Royal

2 : Emplacement du "Musée de Monsieur et de Monseigneur le comte d’Artois" ; lycée créé en 1786 par les frères du roi. Il compta jusqu’à 700 inscrits. Venaient y enseigner des savants réputés tels que Monge, Chaptal ou Condorcet.
8 : Restaurant du "Bœuf à la mode". Établissement très couru sous le Directoire, tenu par un certain Tissot qui habillait son enseigne, représentant un bœuf, d’un costume d’Incroyable bleu-blanc-rouge. Autant dire que cela lui posa quelques problèmes sous la Restauration…
11 : Restaurant Méot, fréquenté par les Jacobins : Barère de Vieuzac, Saint-Just, Barras, Maximilien Robespierre… C’est sur le coin d’une de ses tables que fut élaborée la Constitution de l’An II, en 1794.
Emplacement du "Théâtre des Soirées Fantastiques" : première salle du célèbre illusionniste Jean-Eugène Robert-Houdin, automaticien, rénovateur de la prestidigitation, de 1845 à 1852.
18 : Siège du journal "Le Rappel", que fondèrent les fils de Victor Hugo, Charles et François-Victor, avec l’appui de leur père et la collaboration d’Auguste Vacquerie et de Paul Meurice. Il tira jusqu’à 30 000 exemplaires en 1880, après avoir été suspendu et saisi en 1869.
20 : Emplacement de l’Hôtel de Fontaine Martel, où Voltaire fut hébergé de 1731 à 1733.

Place de Valois

Passage Vérité

Traverser la rue des Bons Enfants

1 : Demeure, au début du 17ème siècle, d’Armand Duplessis, futur cardinal de Richelieu.
5-7 : Emplacement de la caserne des Monsquetaires de Richelieu, où demeurait la famille Dauger de Cavoye, dont un des fils, Eustache Dauger de Cavoye, pourrait être par son père, François de Cavoye, le demi-frère de Louis XIV et, en conséquence du dérèglement de ses mœurs et de sa ressemblance frappante avec le roi soleil, le "Masque de fer"…
13 : Hôtel de Normandie ; demeure du poète Gérard de Nerval en 1854.
14 : Demeure de Jean-Philippe Rameau et de Jean Anthelme Brillat-Savarin, l’auteur de "Physiologie de goût", en 1791.
17 : Hôtel Mélusine, où l’Académie française, alors itinérante, tint un certain nombre de ses séances, du 14 juin 1638 au 16 février 1643, chez l’abbé François Le Métel de Boisrobert, poète à ses heures et lui-même académicien hébergé par Richelieu dont il était le favori.
20 : Café Scherger ; lieu de réunions de la Ligue des Justes, créée par des ouvriers allemands en 1836. Karl Marx y participa lors de ses séjours à Paris.

Karl MARX

21 : Emplacement d’un commissariat de police détruit, le 8 novembre 1892, par une bombe a renversement qui avait été déposée au siège des Mines de Carmaux par Émile Henry, ouvrier cordonnier anarchiste. Elle avait été imprudemment ramenée au commissariat... Cet épisode inspira une chanson écrite par Guy Debord en 1973 et attribuée abusivement à Raymond la Science, membre de la Bande à Bonnot.
29 : Siège de "La Voix des Femmes", journal "socialiste et politique, organe des intérêts de toutes et tous", créé par Eugénie Niboyet le 10 mars 1848.

Eugénie NIBOYET
Jeton du "Club des Dames"

44 : Demeure de Jean-François Reubell, ou Rewbell, un des 5 premiers "Directeurs", en 1795. Demeure également d’Antoine Christophe Salicetti, Conventionnel envoyé en mission en Corse.
C’est également dans cette rue des Bons Enfants qu’est né, le 15 décembre 1613, François, duc de La Rochefoucauld, célèbre moraliste, auteur des "Maximes".
C’est là enfin qu’est mort, en 1764, l’auteur lyrique Jean-Philippe Rameau, qui composa "Castor et Pollux" et les "Indes galantes".

Jean-Philippe RAMEAU

Rue Montesquieu

4-6 : Emplacement de la salle Montesquieu, qui abritait en février 1848 le Club des socialistes Icariens ; une succursale de la Société Fraternelle centrale, dont le journal s’intitulait "Le Populaire". Cabet en était président, Robillard vice-président, et Krollikowski secrétaire.
Se tint aussi dans cette salle le Club des Travailleurs et Commerçants, présidé par Lefebvre. Cottard en était le secrétaire. Club révolutionnaire créé pendant la révolution de 1848.
Et encore le Club des Amis du Peuple, présidé par François-Vincent Raspail avec ses fils Benjamin et Camille. Il joua un rôle important dans le déclenchement de l’insurrection de Juin 1848.
En juin, précisément, cette salle de concerts abrita le Club central de l’Organisation du Travail, présidé par Jules Lechevallier. Celui-ci fut fermé fin juillet et rouvert en septembre rue de Charonne.
C’est là que se déroula le "Congrès national électoral" qui eut un rôle majeur dans les événements de Juin 1849. Il était animé par André, Duverdier, Ledru-Rollin, Charles Delescluze, Jules Lechevalier. Ce dernier prononça un discours mémorable présentant le socialisme comme un "communisme de transition", et le communisme comme "la fin logique et nécessaire", en novembre 1848.
6 : Bouillon Montesquieu, maison mère des "bouillons" d’Alexandre Duval, fondés en 1855. Son fils se prénommait comme il se doit "Godefroy"… C’est lui qui introduisit le fameux bonnet blanc des cuisiniers.

Traverser la rue Croix des Petits Camps

Rue du Bouloi

Galerie Véro-Dodat

La galerie Véro-Dodat fut construite en 1826.
Sans doute le plus authentique des passages parisiens.
38 : Demeure de la tragédienne Rachel, dite “la divine”, sous la Monarchie de juillet, de 1838 à 1842.
Maison d’édition d’Aubert, qui publia "La Caricature", puis "Le Charivari", journaux auxquels collaborèrent Charles Philipon (l’auteur de la tête en poire de Louis-Philippe), Traviès, JJ Grandville, Paul Gavarni, Honoré Daumier, Henry Monnier, le créateur de "Monsieur Prudhomme"… entre 1830 et 1834.
33 : Café de l’Époque, ou Gérard de Nerval aurait bu pour la dernière fois avant d’aller se suicider dans la rue de la Vieille Lanterne, près de la place du Châtelet, le 26 janvier 1855.
24-26 : Boutique de Robert Capia : plus célèbre magasin de poupées de Paris, ouvert en 1960.

Galerie Véro-Dodat

Rue Jean Jacques Rousseau

Anciennes rues Plâtrière et de Grenelle-Saint-Honoré.
C’est dans cette rue que se produisit, le 12 avril 1834, à l’annonce de l’insurrection Lyonnaise, le rassemblement qui débuta une des nombreuses révoltes contre la Monarchie de Juillet. Celle-ci donna lieu à une répression féroce, ordonnée par Adolphe Thiers (déjà lui !) et dirigée par Bugeaud, le fameux "général à la casquette en peau de chameau", qui appliqua à cette occasion ses talents de “pacificateur” acquis en Algérie... Entre autres faits d’armes, lors de cette répression, eut lieu le massacre de la rue Transnonain (tronçon de la rue Rambuteau) : tous les habitants d’un immeuble, hommes, femmes, vieillards, furent massacrés par vengeance de la troupe.
C’est aussi dans cette rue que fut créée la première Bourse du travail, en 1887.
3 : Emplacement de l’Hôtel du Languedoc, alors au 3 rue de Grenelle St Honoré, où demeurèrent Jean-Jacques Rousseau et Thérèse Levasseur, au 4ème étage, de la fin 1749 à 1756.
13 : Siège de la "Coalition des tailleurs", créée en 1833 par Grignon, membre de la Société des Droits de l’homme, et André Troncin. Ils élaborent un programme revendicatif auquel on donnera le nom de "Programme de la rue de Grenelle"… Rien à voir avec les fameux accords ; autre époque, autre rue… En 1840, la profession déclenche une grève très dure. Le comité de grève se réunit au 13 rue Grenelle St Honoré. Il est dirigé par André Troncin, Suireau, Delarue, Delorme, Deroy, Wilhelm Weitling, Antoine Müller... Les tailleurs ouvrent une cuisine communautaire pour les grèvistes. La répression est féroce. Troncin et Delorme mourront en prison.
14 : Siège du "Journal de Paris entre 1779 et 1789._ Hôtel meublé d’Aligre puis de Rennes, pendant la Révolution, demeure du Conventionnel Girondin Pierre Victurnien Vergniaud, qui affirme : "L’égalité, pour l’homme social, n’est que celle des droits" ; le principal étant celui de propriété, bien sûr ; tout un programme…
Demeure d’Étienne Cabet, où il organise des réunions chaque dimanche soir à partir de 1840. C’est aussi le siège de son journal, "Le Populaire" créé pendant la Révolution de 1848.
19 : Siège du Cercle-club de la Liberté, présidé par Désévaux, ayant Guichard comme secrétaire ; club réactionnaire fondé pendant la Révolution de 1848.
25 : Restaurant de l’Épi d’Or, où se tenaient les réunions du Collège de Pataphysique auxquelles participent Raymond Queneau, Eugène Ionesco, Jacques Prévert, Joan Miró, Boris Vian... de 1948 à 1975.

Place des Deux Écus

Rue Adolphe Jullien

Rue de Viarmes

Bourse du Commerce. Fresque de la coupole symbolisant l’impérialisme français triomphant sur les cinq continents.
Ancienne Halle au blé.
À l’opposé de l’entrée, se trouve un escalier à double révolution, malheureusement inaccessible, qui permettait de monter et de descendre les sacs de grains sans se croiser.

Coupole de la Bourse de Commerce
Escalier à double sens montée-descente

Fin du parcours


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